dimanche 28 juillet 2013
Le Comptoir Charcuteries et vin
Au resto, j'aime prendre place au comptoir, cette position me permettant d'avoir une vue imprenable sur l'activité incessante de la ruche qui s'active en arrière-scène, cet incroyable ballet synchronisé des serveurs et des cuistots. Un banc au comptoir, en plus de donner l'impression d'être au-dessus de la mêlée et d'avoir accès à des informations privilégiées, insuffle un je-ne-sais-quoi de vachement convivial à l'expérience.
Une autre raison de prendre place au comptoir ? Côtoyer des vedettes dans la plus grande désinvolture. Comme cette fois où j'étais assise à côté de James Hyndman au comptoir du Casa Tapas et où il m'ignorait superbement. Il a continué de m'ignorer même après que j'eus renversé mon gaspacho sur ses pantalons blancs. Idem lorsque j'ai feint une crise d'épilepsie. Ou lorsque j'ai chanté la tyrolienne, debout sur mon banc avec un abat-jour sur la tête... Ben non ! C'est une blague ! C'est vrai que je prenais place au comptoir avec James Hyndman, mais il y avait une personne assise entre nous et je n'ai pas tenté d'attirer son attention (j'ai tout de même un minimum de classe !). En réalité, c'est moi qui l'ai ignoré superbement. D'ailleurs, le pauvre, je ne crois pas qu'il s'en soit remis.
Au restaurant Le Comptoir Charcuteries et vin, cette partie du mobilier trône en roi, occupant même une bonne partie de l'espace où murs à la brique et tables et chaises en bois complètent le décor.
L'ardoise offre plusieurs items qui semblent tous très prometteurs, mais nous finissons par faire un choix, forcément douloureux car il faut bien se résoudre au fait que nous ne pourrons pas tout essayer. Petite parenthèse : mes papilles aimeraient bien qu'un jour il soit possible de greffer une annexe à un estomac de format nano (comme le mien, genre) et ce, histoire de doubler la capacité de stockage dudit micro organe pour ainsi augmenter substantiellement leur potentiel de plaisir. Oui, je sais : mes papilles sont tout ce qu'il y a de plus égoïstes...
Notre choix s'arrêtera donc sur notamment, le plateau de charcuteries du Comptoir, un bel assortiment de leurs cochonnailles maison que nous attaquons avec enthousiasme. Elles sont servies avec moutarde, croûtons et cornichons, et franchement, elles sont toutes délicieuses. La suite de notre repas sera constituée du plat de noix de ris de veau laqué, accompagné de salade de pois verts, oignon blond, guanciale et roquette à la crème. L'abat est tendre et juteux, avec ce petit croustillant à la surface qui est si agréable sous la dent. Les pois verts ajoutent une note de fraîcheur à l'ensemble et le guanciale, genre de bacon italien non fumé, insuffle du caractère au plat. La tarte de homard arrive ensuite. Assurément un de mes coups de coeur. L'oignon blond, la tomate confite, l'estragon, la crème fraîche et la roquette forment un ensemble extrêmement harmonieux, avec une pointe d'acidulé et de douceur très agréable, le tout faisant une belle place au crustacé, mais sans lui damer le pion. La suite est assurée par la morue poêlée, accompagnée de mousseline de fenouil et pommes de terre, palourdes et peperone. Le poisson est moelleux et on devine que l'ultime seconde qu'il a passée dans la mer est récente. Le mariage avec le peperone, l'échalote marinée et l'huile de paprika fumé est réussi, tandis que la mousseline de fenouil et pommes de terre et les palourdes complètent l'assiette avec bonheur. Délicieux. Le repas sera clos par la terrine de chocolat Abinao avec poire pochée au vin rouge, meringue et caramel de marsala. Ce dessert constitue le seul bémol que je pourrais émettre en ce qui concerne le repas et ce, principalement à cause de la poire au vin rouge qui selon moi, occulte la pâtisserie chocolatée. Notons toutefois qu'il s'agit d'un avis absolument subjectif et que par ailleurs, la terrine en soi était absolument délicieuse.
Ceci étant dit, la prestation à laquelle nous avons eu droit ce soir au Comptoir nous a convaincu de revenir. Et le plus tôt sera le mieux.
Évaluation : ****
Prix : Compter environ 40$ par personne avant vin, taxes et service
Le Comptoir
4807, boul. Saint-Laurent
Montréal, H2T 1R6
514.844.8467
jeudi 13 juin 2013
Barre Go Pure de Leclerc
L'ai-je trouvée ? Je veux dire, l'objet de ma quête (bon, ok, l'une de mes incessantes quêtes...) d'une barre de céréales commerciale, relativement bonne pour la santé (ou à tout le moins, pas nocive !), avec une liste d'ingrédients qui n'est pas écrite en klingon et que toute personne ayant réussi sa première année peut lire sans buter sur une syllabe sur deux ? Qui plus est, une barre qui ne contient pas trop de sucre, pas trop de sel, faible en gras saturés et offrant suffisamment de protéines et de fibres ? Fabriquée en utilisant des ingrédients naturels et de qualité ? Et bonne au goût ?
La réponse est : peut-être. En effet, suite à ma récente déconvenue provoquée par la découverte de la présence d'arsenic à des taux non négligeables, voire plutôt inquiétants, dans le sirop de riz brun qui entre dans la composition de plusieurs barres de céréales, notamment les barres tendres Kashi, j'avoue que je me fais plus prudente.
Leclerc a donc ravivé dernièrement mes espoirs les plus fous en sortant sur le marché sa toute nouvelle gamme de barres collation Go Pure et ce, suite à son acquisition de la marque américaine Go Pure Foods en décembre 2011. Cette gamme qui a la prétention d'allier ingrédients naturels, grains anciens et goût délicieux, comprend les barres Grains anciens et Fruits et grains. Ceux qui me connaissent un tant soit peu, c'est à dire, n'importe qui ayant lu un de mes billets et/ou m'ayant déjà entr'aperçue l'espace de quelques secondes et ce, quel que soit le contexte, sait que je suis une fan finie du chocolat noir. Or, devinez quoi ? La ligne Grains anciens offre une barre Chocolat noir maya. Si si !
Note au lecteur : Je vivrai peut-être un an ou deux de moins à cause de mon goût immodéré du chocolat noir (parce que trop, c'est comme pas assez), mais sur mon lit de mort (à 95 ans, parce que heurtée par une voiture conduite par une épouse jalouse, alors que je faisais mon jogging), même là, je gage que j'aurai une petite pensée émue pour tous ces instants fugaces (mais si nombreux !) de bonheur que m'auront apportés cette fève bénie des Dieux.
Donc, n'écoutant que mon sens du devoir, ainsi que mon estomac, je l'ai essayé. Ô ravissement ! Cette barre est délicieuse, alliant le goût riche du chocolat noir à une pointe d'épices fort agréable. De plus, cette savoureuse collation contient 2 g de fibres et 4 g de protéines par portion, la rendant également intéressante point de vue nutritionnel. Enfin, la barre Go Pure Chocolat noir maya contient 4,5 g de gras (dont 1 g de gras saturés) et 8 g de sucre, quantités ne dépassant pas la limite qu'une portion devrait contenir, soit 1 g de gras saturés et 10 g de sucre. Tout cela, ainsi que son goût agréable, font de cette barre un choix plutôt attrayant au rayon des barres de céréales du commerce.
Ça y est, ma quête est (presque) terminée... pour le moment !
vendredi 31 mai 2013
Cuisine futée, parents pressés
Connaissez-vous cette émission de télé présentée à Télé-Québec le mardi à 19 h 30 (en rediffusion le jeudi et dimanche 15 h) ? Je l'ai découverte un peu par hasard, alors que je faisais mon jogging. Là, circonspect comme vous l'êtes, vous vous demandez sûrement et avec raison, dans quelles circonstances étranges peut-on écouter la télé en faisant du jogging ? La clé de cette nébuleuse énigme se trouve dans deux mots : tapis roulant. Ainsi donc, pendant que mes jambes foulent le tapis à un rythme effréné et que mon coeur pompe comme un fou, j'occupe mes pensées (qui n'ont visiblement rien de mieux à faire durant ce temps-là) en regardant la télé, cette activité parallèle me donnant en prime la gratifiante et nette impression de me distinguer du hamster dans sa roulette. Mais puisque l'appareil installé devant mon tapis roulant ne capte que les ondes qui se propagent par la voie des airs et daignant bien toucher notre antenne, mes seuls choix possibles sont Radio-Canada, TVA, V, CBC, CTV et Télé-Québec. Ce qui laisse peu ou prou de latitude lorsqu'on veut se distraire l'esprit pendant que le corps fait tout le travail.
Or, il y a quelques semaines, je suis tombée sur cette agréable émission de télé pilotée par la sympathique Alexandra Diaz et la souriante Geneviève O’Gleman, nutritionniste. Avertissement : l'émission Cuisine futée, parents pressés ne contient ni chefs aux bras tatoués, ni propriétaires de resto faisant du rabattage pour augmenter la clientèle, ni vedettes venant ploguer un quelconque événement, ni recettes soi-disant simples, mais qui se bouclent en 18 étapes faciles et qui requièrent 32 ingrédients dont certains se dénichent seulement dans de rares épiceries fines. Non. Seulement des recettes simplissimes, rapides et nutritives, et qui sont par surcroît, présentées de manière conviviale par les deux avenantes acolytes Geneviève et Alexandra. Autrement dit, le genre de recettes qu'on peut exécuter un mardi soir en revenant du travail, en deux temps, trois mouvements - et quatre ingrédients !, tout en ayant la satisfaction de manger quelque chose qui est bon pour la santé et bon au goût.
Cette émission, de par son titre, semble s'adresser principalement aux parents pressés, mais pour ma part, je la rebaptiserais « Cuisine futée, gens pressés » car nul besoin d'être un parent pour l'apprécier !
Or, il y a quelques semaines, je suis tombée sur cette agréable émission de télé pilotée par la sympathique Alexandra Diaz et la souriante Geneviève O’Gleman, nutritionniste. Avertissement : l'émission Cuisine futée, parents pressés ne contient ni chefs aux bras tatoués, ni propriétaires de resto faisant du rabattage pour augmenter la clientèle, ni vedettes venant ploguer un quelconque événement, ni recettes soi-disant simples, mais qui se bouclent en 18 étapes faciles et qui requièrent 32 ingrédients dont certains se dénichent seulement dans de rares épiceries fines. Non. Seulement des recettes simplissimes, rapides et nutritives, et qui sont par surcroît, présentées de manière conviviale par les deux avenantes acolytes Geneviève et Alexandra. Autrement dit, le genre de recettes qu'on peut exécuter un mardi soir en revenant du travail, en deux temps, trois mouvements - et quatre ingrédients !, tout en ayant la satisfaction de manger quelque chose qui est bon pour la santé et bon au goût.
Cette émission, de par son titre, semble s'adresser principalement aux parents pressés, mais pour ma part, je la rebaptiserais « Cuisine futée, gens pressés » car nul besoin d'être un parent pour l'apprécier !
dimanche 31 mars 2013
Des rillettes de maquereau fumé
| (Photo tirée du site http://www.atkinsetfreres.com) |
Au hasard de mes pérégrinations dans le web, je suis tombé un jour sur cet article du Gardian intitulé How to make perfect smoked mackerel pâté. L'auteure y fait l'analyse de diverses variantes de rillettes (ou tartinade) de maquereau et termine avec sa recette préférée. (Si vous pouvez lire l'anglais, je vous en recommande la lecture). J'ai gardé l'article dans mes signets un bon moment avant d'enfin me décider à essayer la fameuse recette dite parfaite. C'est maintenant chose faite et, ma foi, le résultat est très bon et très rapide à réaliser.
Le poisson, dit-on, est bon pour la santé. Par contre, choisir son poisson en fonction de critères écologiques est de plus en plus compliqué, comme nous en parlions dans un précédent article. Le maquereau est une vedette tant du point de vue de la diététique (source de ces fameux oméga-3) que de la gestion des stocks (espèce pas du tout menacée) et de la proximité de l'approvisionnement (on le pèche dans l'estuaire du Saint-Laurent). Vous pourrez donc réaliser cette recette la conscience tranquille.
Voici donc une adaptation de cette recette, en fonction des ingrédients et des proportions que j'ai utilisés.
Ingrédients:
- 2 filets de maquereau fumés à chaud.
- 100 g de fromage à la crème.
- 60 ml de crème fraîche (je gage que de la crème sûre ou du yogourt feraient tout aussi bien l'affaire).
- 2 généreuses c. à thé de moutarde Dijon (remplace une quantité équivalente de raifort que je n'avais pas dans le frigo).
- Environ 2 c. à soupe de jus de citron (ou plus, au goût).
- Environ 2 c. à soupe d'aneth finement hachée (vous pouvez en mettre davantage; personnellement, je voulais que le goût de l'aneth demeure très subtil).
- Poivre du moulin.
Préparation:
- Retirer la peau des filets de maquereau. Mettre les trois quarts du poisson dans un mélangeur et réserver le reste. Ajouter dans le mélangeur le fromage, la crème fraîche et la moutarde. Mélanger jusqu'à consistance lisse.
- Hacher grossièrement la portion de poisson réservée et l'incorporer au mélange, ainsi que le jus de citron et l'aneth. Poivrer généreusement. Si le cœur vous en dit, ajouter une pincée ou deux de poivre de Cayenne (ou de piment d'Espelette, etc.).
| (Photo tirée du site du Gardian - http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/wordofmouth) |
Servir sur des biscottes. Excellent comme hors-d'œuvre à l'apéro, ou au brunch, accompagné de salades froides, par exemple des asperges vinaigrette et une salade de betteraves à l'aneth.
(Note: La prochaine fois, question d'obtenir une texture moins lisse et un peu plus rillettes, j'essaierai de mettre un peu moins de fromage et de crème fraîche, tout en augmentant la proportion du poisson à incorporer au mélange.)
Le résultat est-il, tel que promis, parfait? Sans doute pas. Mais une chose est sûre: il est très satisfaisant compte tenu de l'effort minime déployé!
jeudi 28 mars 2013
Un pain aux bananes sans sucre
J'étais sceptique. Je l'avoue. Quoi ? Un pain aux bananes sans sucre et qui est délicieux et moelleux ? Nan ! Pas possible. En fait, vous auriez plus de chance de me convaincre en affirmant haut et fort et sans sourciller que les croustilles saveur « all dressed » possèdent des vertus curatives anti-cancer (mon rêve !). Ou bien alors que manger une portion quotidienne de frites garantit une santé cardiovasculaire digne d'un marathonien. Mais un pain aux bananes non sucré qui est au minimum mangeable ? Soyons sérieux !
Bref, mon amie qui avait évoqué l'existence de ce truc forcément issu d'un monde imaginaire, en avait apporté un exemplaire au chalet cette fin de semaine-là et m'offrait d'y gouter. Je m'exécutai donc, tant par curiosité que par politesse. Quel ne fut pas ma surprise ! Mon scepticisme, tellement représentatif de ma fibre 100% scientifique fut alors joyeusement confondu (du-du). Ce pain était incroyablement savoureux et la texture, moelleuse à souhait. Et ce bon goût de bananes et de chocolat qui n'est pas plombé par une tonne de sucre ? Oui je le veux !
Ingrédients
Essayez cette recette et je parie qu'ensuite, vous aussi vous vous mettrez à croire à des choses qui semblaient jusqu'à maintenant n'exister que dans un monde parallèle !
Bref, mon amie qui avait évoqué l'existence de ce truc forcément issu d'un monde imaginaire, en avait apporté un exemplaire au chalet cette fin de semaine-là et m'offrait d'y gouter. Je m'exécutai donc, tant par curiosité que par politesse. Quel ne fut pas ma surprise ! Mon scepticisme, tellement représentatif de ma fibre 100% scientifique fut alors joyeusement confondu (du-du). Ce pain était incroyablement savoureux et la texture, moelleuse à souhait. Et ce bon goût de bananes et de chocolat qui n'est pas plombé par une tonne de sucre ? Oui je le veux !
- 3 bananes bien mûres
- ¼ tasse de beurre fondu ou d'huile de canola
- 1 œuf légèrement battu
- 1½ tasse de farine
- 1 c. à thé bicarbonate de soude
- 1 tasse de brisures de chocolat mi-sucré *
- ½ tasse de noix de Grenoble (facultatif)
* Les plus malins d'entre vous auront remarqué que la recette fait intervenir des brisures de chocolat mi-sucré, ce qui semble aller à l'encontre de l'appellation "sans sucre" de la recette. Vous avez vu juste. Toutefois, l'absence totale de sucre serait impossible puisque les bananes sont naturellement sucrées. Mais avouez tout de même que la quantité de sucre raffiné qui entre dans cette recette est plus que raisonnable !
Préparation - Allumer le four à 350 F.
- Dans un bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude et les brisures de chocolat.
- Ajouter les noix si désiré.
- Dans un autre bol, écraser les bananes à l'aide d'une fourchette.
- Ajouter le beurre fondu (ou l'huile) et l'œuf à la purée de bananes.
- Verser les ingrédients secs dans le mélange aux bananes en une seule fois et mélanger.
- Verser l'appareil dans un moule à pain préalablement graissé.
- Faire cuire au four durant 50 minutes.
- Vérifier la cuisson du pain à l'aide d'un cure-dent : il doit ressortir bien propre.
Essayez cette recette et je parie qu'ensuite, vous aussi vous vous mettrez à croire à des choses qui semblaient jusqu'à maintenant n'exister que dans un monde parallèle !
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